Annoncé comme un jour de gala, le 16 février l'a
bien été. Outre les démonstrations de Torino d'Auvillier et de Rolling
d'Héripré, on a peut aussi assister au “one horse show” de Rédéo
Josselyn.
“Tu 'es trompé d'une course” lance un observateur à
son intention, mais occupé à dételer Rédéo Josselyn, Jean-Michel
Bazire, tout juste remonté de la mine comme en témoigne son visage, feint
d'entendre ses propos. Il sait toutefois manier l'art de la pirouette : “ Il a pris moins dur qu'au
travail”. L'homme a compris qu'on aurait voulu voir le lauréat du Prix de
Ribérac dans le Prix de Croix, une épreuve disputée une demi-heure plus tard. “ Affronter les purs de sa promotion, ce n'est pas d'actualité “ enchaîne-t'il : “Je ne crois pas que cela se fera avant l'été”.
Sans doute pense-t'il au Critérium des 5 Ans. Il revient aussi sur la victoire
d'un cheval né dans la pourpre : “Il est encore bébé. C'est la
raison pour laquelle, je vais m'évertuer à ce qu'il y ait un mois d'espace entre
ses apparitions en compétition (N.D.L.R. : le Prix Ovide
Moulinet, groupe II est programmé le 22 février). J'ai allongé le tir
aux mille mètres, avant de le reprendre dans le dernier tournant. Je suis
d'accord avec vous. Il gagne bien.” Le fils de la très bonne Déa
Josselyn et frère aîné d'un certain Théo Josselyn, un fils de
Jag de Bellouet fort prometteur aux dires de Pascal Bernard,
compte maintenant dix succès en seize tentatives.Il n'a encore jamais, “never”
insiste bien Jean-Michel Bazire, été déferré des postérieurs comme des
antérieurs. C'est dire s'il possède encore une belle marge, faisant dire à son
entraîneur :” Pieds nus, cela doit être quelque
chose.” Croyons-le sur parole.