Pretty Jet, lauréate du Prix de Toulouse, a encore des limites inconnues.
C'est d'ores et déjà l'une des grandes révélations de ce meeting
d'hiver. Depuis début novembre, Pretty Jet a en effet remporté
cinq victoires en six sorties avec Matthieu Abrivard à son sulky et aurait
peut-être même réalisé le sans-faute si elle ne s'était pas montrée fautive dans
le quinté du 29 décembre, alors qu'elle pouvait encore l'emporter. Elle a ainsi
augmenté ses gains de plus de 130.000 euros en l'espace de seulement deux mois
et, vu la manière avec laquelle elle s'est encore imposée ce dimanche dans le
Prix de Toulouse (1'14”3 sur 2.850 m. G. P.) en plaçant une accélération
décisive en haut de la montée, il y a fort à parier qu'elle ne va pas s'arrêter
en si bon chemin.
Sébastien Guarato, qui ne l'entraîne que depuis le début de l'été
2009, a peut-être retrouvé une nouvelle Olga du Biwetz avec cette
fille de Défi d'Aunou. “C’est une jument capable de
suivre tous les trains et elle passe très bien la montée, a-t-il dit. De plus,
comme elle a toujours de bons pieds, on peut la déferrer à chaque fois. On ne
connaît pas trop ses limites à l’heure actuelle. ”
Comme lors de sa dernière sortie, Pedrito du Vallon a dû se contenter de la deuxième place derrière sa rivale, au grand dam de
son driver Maxime Bezier : “Il est mieux quand il peut aller devant
et réalise encore une bonne performance aujourd’hui mais Pretty
Jet nous coûte cher… Je ne connais pas la suite de son programme mais il
pourrait trouver des conditions intéressantes dans des épreuves du GNT en
partant en tête, plutôt corde à gauche. ”