Souvent placé, rarement gagnant, Saint du Chênet a triomphé dans le
Prix Fleuret et s'impose maintenant comme le leader de sa génération.
La troisième place de Saint du Chenêt, dans
le Prix Duc d'Anjou, n'était pas passée inaperçue, et Guy Cherel,
lauréat de cette première étape avec Kriss William,
savait qu'il faudrait compter avec lui pour la suite. Le professionnel
ne s'est pas trompé, et le frère de Ma Royale,
patiemment monté par Régis Schmidlin, a remporté le premier succès
d'importance de sa carrière (et le premier tout court !), dans le Prix
Fleuret (Steeple - Gr3 - 4A - 4.100 mètres). « La dernière
fois, sur 3.500 mètres, sa rentrée était très bonne, analyse Marcel
Rolland. Il est servi par l'allongement de la distance et le
terrain lourd. C'est un bon sauteur, mais il fait encore des efforts sur
l'obstacle. Régis m'a dit que c'était tout de même mieux que la
dernière fois, et il va aller en s'améliorant. Il n'a pas encore
beaucoup de métier. C'est un tardif, que je n'ai couru qu'une fois en
haies, dans le Finot. Il avait été pris de vitesse et nous l'avons vite
mis sur le steeple. Sa sœur était encore plus tardive que lui, mais pour
arriver à son niveau, il y a encore du chemin à faire... Il va
poursuivre le programme classique et courir le Jean Stern. Avec lui, le
meilleur reste à venir... » Guy Cherel, qui avait volontairement
épargné Kriss William de cette épreuve, a placé Keeping
Gold à la deuxième place, devant le « Macaire » Ole
Companero, le seul du trio charentais à tirer son
épingle du jeu. « Il a été un peu surpris de se retrouver seul en
tête et a parfois sauté fort, brûlant ainsi du kérosène, explique
l'entraîneur. Je ne m'explique par la contre-performance de Saint
Macaire. Ses analyses sanguines ne sont pas
si mauvaises. Il va partir en vacances. Quand on ne comprend pas, c'est
la meilleure chose à faire. Quant à Allen Voran,
c'est une grosse déception... »