Excellente deuxième du Prix de Vincennes, Surabaya
Jiel a confirmé en s’adjugeant avec aisance, samedi à Vincennes, le
Groupe II Prix de Pardieu aux dépens Sawasde de Houelle. De bon augure
pour Jean-Luc Dersoir.
Le lauréat du Prix de Vincennes Scipion du Goutier absent (ce Prix de Pardieu étant désormais réservé aux femelles), on s’attendait à une confirmation de ses dauphines : Surabaya Jiel et Sawasde de Houelle,
et la logique a pleinement été respectée. La pensionnaire de Jean-Luc
Dersoir dominant en effet très facilement la situation dans la phase
finale, aux dépens de sa rivale, le tout en 1’12”7, meilleur chrono de
sa carrière.
À l’issue d’un dernier kilomètre bouclé en 1’13”4 et de
derniers cinq cents mètres couverts sur le pied de 1’12”9, elle a
rejoint et débordé la grande animatrice Saga Besp à
la fin du dernier tournant, puis a filé au poteau, bien soutenue par un
Matthieu Abrivard déjà vainqueur de cette course en 2004 en selle sur Mon Jeu Diam : «
Il fallait profiter de ce bel engagement. Une fois la descente passée,
j’étais sûr de mon fait, car elle possède un dernier kilomètre peu
ordinaire. Le chrono est de plus excellent ! » Déjà vainqueur de cette épreuve en 2005 avec Nobilis Jiel, Jean-Luc Dersoir est lui aussi content, et signale : «
Nous l’avons déferrée des quatre pieds pour la première fois de sa
carrière, et cela a fonctionné. Dans le Prix de Vincennes, bien que
battue, elle avait fourni une course extraordinaire déjà. »
Surabaya Jiel pourrait désormais participer au Prix des Centaures, en février, qui fut gagné l’an passé par Replay Oaks.
Excellente elle aussi, Sawasde de Houelle obtient la deuxième place sans avoir pu approcher la gagnante : « C’est la ligne du Prix de Vincennes, approuve Franck Nivard. La gagnante est meilleure que nous, mais cette deuxième place, à l’issue d’une belle ligne droite, est bonne. »
Grande animatrice, Saga Besp parvient à conserver le second accessit, à la satisfaction de Romain Larue : «
Comme elle est partie au trot, je l’ai laissée glisser, et elle s’est
vite échappée, ce que nous avions un peu prévu avec son entraîneur,
Bruno Marie, qui m’avait demandé d’essayer d’allonger le tir
rapidement. Je ne pouvais pas trop la contrôler, mais elle est restée
au trot et a retrouvé du moral dans la ligne droite, après avoir été
dépassée par la lauréate. »
En très net retrait, on remarque la belle prestation de Sélina Bilou, qui semble tout à fait capable de se révéler un jour dans ce genre d’épreuve.
À vingt-quatre heures du Prix de Cornulier, Surabaya Jiel a donc montré l’exemple à Rombaldi…